Prestataires

« Importation » de prestataire : point de vue d’un photographe

Souvenez-vous : dans cet article, je vous expliquais pourquoi nous avions fait le choix de faire venir notre photographe depuis la métropole. En effet, la Réunion n’étant pas bien grande, nous n’avions pas trouvé notre bonheur chez les (rares) prestataires encore disponibles pour notre date : nous avions alors opté pour l’importation d’un photographe de métropole. Vous avez pu lire le retour très positif de notre expérience, mais j’ai souhaité avoir l’aperçu « côté coulisses », c’est-à-dire du point de vue du prestataire. J’ai donc demandé à Hery Laza de nous raconter l’histoire telle qu’il l’a vécue… Et en plus, cela me permet de moins bosser parce que je dois aller cuisiner pour le réveillon !


 

Tout commence en septembre 2014 lorsque, à ma grande surprise, je reçois, moi photographe de mariage à Nice, un e-mail de deux amoureux qui souhaitent se marier l’été suivant sur l’île de la Réunion. Aujourd’hui, je vous écris cet article pour vous faire part de cette expérience incroyable qui m’est arrivée – car ceci est bien arrivé ! – mais aussi pour vous donner quelques conseils si vous souhaitez, ou hésitez à, faire venir un prestataire venant de l’extérieur de la Réunion.

 

L’histoire : un petit mail pour une grande aventure

En septembre 2014, lorsque j’ai reçu l’e-mail d’Amélie me sollicitant pour réaliser ses photos de mariage à la Réunion, j’ai rapidement compris pourquoi elle m’avait contacté. Comme elle me l’expliquait dans son tout premier e-mail, “TOUS les bons photographes de là-bas sont pris à notre date, c’est pourquoi nous cherchons maintenant en métropole”. Quand j’ai reçu ce message, j’ai pensé à deux choses : 1) ok, la raison est crédible ; 2) purée, mais quelle chance !

En effet, l’île de la Réunion, bien que merveilleuse, reste une petite île avec un nombre limité de prestataires de mariage, et spécifiquement de photographes. Bien entendu, chacun a sa définition de ce qu’est un “bon photographe”, mais je sais que certains photographes (que je considère excellents) sont réservés jusqu’à deux ans à l’avance. Cela ne m’étonne pas trop, surtout lorsqu’on évoque des dates prisées (comme les week-end de juillet ou d’août).

Après plusieurs échanges avec Amélie et son mari, nous avons trouvé un accord et décidé de travailler ensemble pour leur mariage. Mais cela ne s’est pas passé d’un simple claquement de doigts : il y avait beaucoup de sujets à aborder comme la prestation en elle-même, son prix… mais aussi les frais de vie et les frais de déplacement.

Pour avoir vécu l’expérience (et sachez que je la referais encore et encore), j’ai pu repenser aux choses qui me semblaient importantes pour que cette aventure se passe au mieux, du côté du prestataire mais aussi du côté des mariés.

Seance photo au Cap La Houssaye - La Reunion - Hery Laza

 

Retour sur expérience : conseils de prestataire

Avoir les mêmes attentes

Avant de parler compromis, de négociation ou de tarif, il a fallu apprendre à se connaître et voir s’il y avait un feeling. Que ce soit pour un mariage à la Réunion ou mes mariages en métropole, je ne pars jamais avec un couple avec qui je ne me sens pas à l’aise. Et cela a encore plus d’importance lorsqu’il s’agit d’un mariage à l’autre bout du monde.

Lors de notre entretien, j’ai donc cherché à savoir ce qu’Amélie et son mari recherchaient pour leurs photos, ce qu’ils attendaient de leur photographe, les moments les plus importants de leur journée, l’état d’esprit dans lequel ils abordaient leur mariage, etc. J’ai posé toutes ces questions, très personnelles, pour avoir plus d’éléments, avec leurs propres mots, sur ce qu’ils attendaient de leur mariage et de leurs photos. J’ai rapidement vu qu’on était en phase et qu’on recherchait la même chose : des photos simples, pleines d’émotion, retraçant l’histoire de la journée.

A partir de ce moment, nous pouvions aller plus loin dans l’échange. Nous étions tous les trois sûrs que l’approche que j’avais correspondait à l’approche qu’ils souhaitaient.

 

Négocier l’offre

Côté budget, il faut savoir que je ne négocie jamais en fonction de la tête de mes clients. Bien que les mariés soient charmants, souriants ou beaux, chaque couple est considéré de la même façon.

Ce mariage venait à point nommé car c’était à un moment de mon activité où je commençais à envisager le “destination wedding”. J’ai donc vu ici une belle opportunité à saisir pour commencer à construire un portfolio orienté dans ce sens. J’ai donc proposé un package incluant :

  • la prestation le jour J d’une durée de 12h
  • une séance d’engagement et une séance day after (pour profiter des paysages de l’île et pouvoir les montrer à de futurs couples)
  • les billets d’avion
  • les locations (voiture + hébergement)

Le tarif proposé était supérieur à ce que je facture en métropole. Cependant, j’en ai profité pour rester 10 jours sur place (donc des frais de location plus importants) et j’ai voulu saisir l’opportunité d’être à la Réunion pour réaliser des séances photos différentes avec les mariés (d’où les deux séances supplémentaires), et ainsi investir un peu de temps pour trouver de futurs clients en “destination wedding”.

Comme dans toute négociation, les deux parties doivent s’y retrouver, l’accord trouvé doit être total et sans arrière-pensées. Les couples doivent pouvoir jouir d’une prestation de qualité, non bradée dans son contenu, à un prix acceptable pour la situation. Le photographe doit être à l’aise avec le nouveau rapport prix/prestation proposé. Il ne doit y avoir que des gagnants dans l’accord trouvé.

 

Prévoir l’organisation sur place

J’ai eu la chance que les mariés aient fait appel à MademoiZelle Pauline, une wedding planer géniale à la Réunion, pour l’organisation de leur mariage. Je pense que grâce au choix d’avoir fait appel à elle (et non à n’importe quel autre organisateur de mariage), j’ai pu passer un voyage en toute tranquillité. Elle est venue me chercher à l’aéroport, m’a aidé à retirer ma voiture de location, m’a amené jusqu’à mon logement, m’a fait visiter les endroits clés pour le mariage… et même m’a prêté un téléphone pour toute la durée de mon séjour.

Je pense que c’est un point très important lorsque vous décidez d’engager un prestataire hors Réunion.

 

Faire confiance

C’est le dernier conseil que je peux donner aux futurs mariés : tout est une question de confiance. Vous devez mutuellement vous faire confiance pour que tout se passe pour le mieux. Ce n’est pas un conseil uniquement pour les futurs mariés qui choisissent l’importation de prestataire, mais cela équivaut pour tous les couples, où qu’ils soient.

Pour ma part, la confiance passe par des choses simples comme :

  • leur faire état de mes réservations (billets d’avion, logement, voiture de location)
  • répondre à leurs e-mails en temps et en heure
  • échanger sur ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas
  • dire que je suis bien arrivé sur l’île et passer les voir avant le mariage

Seance photo au Cap La Houssaye - La Reunion - Hery Laza

En conclusion…

Après avoir écrit ces lignes, je m’aperçois qu’il n’y a pas tant de différences que cela pour un couple d’engager un prestataire habitant ou non à la Réunion. Si vous arrivez à trouver un accord sur le prix et les prestations, et que vous l’aidez pour son arrivée, rien ne change autour et reste une question d’attentes et de confiance.

Maintenant, il ne vous suffit plus que de l’envisager…

 


Alors, vous laisserez-vous tenter par l’importation de prestataire ? Que pensez-vous de ce choix ? Oseriez-vous faire confiance ?

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6 Commentaires

  • Répondre chaboisseau 25 avril 2016 at 16:48

    bonjour très joli commentaire sur cette page
    je me permets de vous écrire pour avoir des infos
    je part un mois ( mai 2016 ) sur la réunion pour visité prendre des photos et voir ci par la suite je pourrais m installer pour y exercer un métier qui me tien a cœur la photo… nature/portrait/charme/mariage/naissance .
    je suis de la métropole .
    auriez vous des conseils a me donnée
    merci chaboisseau sebastien
    salutations a vous

    • Répondre Amélie Tamarin 27 avril 2016 at 10:55

      Bonjour ! Déjà, je peux vous promettre que vous en prendrez plein les yeux en mai !
      Pour ce qui est de votre installation, je ne suis pas la mieux placée pour vous donner des conseils. Cependant, voici quelques pistes.
      – Tout d’abord, la Réunion est une île, donc un marché assez enclavé. Cela fonctionne énormément par le bouche-à-oreille, et finalement tout le monde se connait dans le milieu. Il faut donc savoir créer sa place.
      – Les Réunionnais ont affiné leurs goûts en matière de photo : l’offre s’étend de plus en plus, des styles très différents sont proposés aujourd’hui.
      Si vous avez l’envie de bien faire, et la volonté d’apporter un travail de qualité aux Réunionnais, à vous de jouer !

  • Répondre Lamar O'Connor 14 septembre 2016 at 15:39

    J’ai les yeux relativement écarquillés devant ce que je viens de lire. C’est pourquoi je souhaiterais apporter mon point de vue et revenir sur certaines phrases qui ne m’ont pas « choquées » (il ne faut pas exagérer) mais quelque peu interpellées.
    À vous lire, j’ai presque le sentiment que La Réunion est un petit caillou paumé avec juste une poignée de photographes talentueux (qu’il faut réserver au moins 2 ans à l’avance…).
    Quand je lis : « En effet, la Réunion n’étant pas bien grande, nous n’avions pas trouvé notre bonheur chez les (rares) prestataires encore disponibles pour notre date : nous avions alors opté pour l’importation d’un photographe de métropole ».
    La photographie est selon un récent sondage, le métier préféré des français et ce depuis des années. Cela se traduit dans la réalité : il existe pléthore de photographes pro à La Réunion. Il y en a presque un à tous les coins de rue.
    Bien entendu, les photographes kitsh, cheap, too much (et autres thermes anglo-saxons ^^) sont légions. Mais voilà, les photographes de grande qualité qui n’ont rien à envier au style de celui que vous avez choisi sont bien plus nombreux que vous ne le prétendez.
    Certes, certains ont quelques dates réservées 2 ans à l’avance mais c’est loin d’être une règle, c’est même une exception.
    J’ai tendance à croire que si, en vous y prenant 1 an à l’avance, vous n’avez pas trouvé votre bonheur, c’est que vous n’avez pas réellement cherché ou que vous avez limité votre choix à une poignée d’entre eux.
    Aussi bon soit celui que vous avez choisi, des photographes péi capables d’un tel travail sont nombreux. Le style « bohème chic » c’est chouette mais c’est aussi un style en vogue depuis 4, 5 ans chez les photographes.

    J’aimerais aussi revenir sur quelques phrase de votre photographe Héry Laza. Je ne sais pas quelle est sa connaissance du marché réunionnais mais le moins que je puisse dire c’est qu’elle me paraît limitée.
    Je cite : « En effet, l’île de la Réunion, bien que merveilleuse, reste une petite île avec un nombre limité de prestataires de mariage, et spécifiquement de photographes ».
    Je m’insurge (^^). Les prestataires de mariage sont, avec plus de 2000 mariages par an à la Réunion (certaines années près de 2800 !), le domaine à la mode ! Ok, certains corps de métiers liés au mariage sont moins représentés que d’autres. Par exemple, les bons fleuristes fleurissent (sans mauvais jeu de mots) moins que les bons photographes car contrairement à la photographie, il est plus difficile de se former en autodidacte lorsqu’il s’agit de fleurs.
    « spécifiquement de photographes » ? SURTOUT PAS de photographes j’ai envie de dire ! S’il y a bien un domaine sur-représenté c’est bien celui-là !!!
    C’est flatteur (surtout pour lui) de penser cela mais c’est tout simplement réducteur et faux.

    Je cite :  » Cela ne m’étonne pas trop, surtout lorsqu’on évoque des dates prisées (comme les week-end de juillet ou d’août) ».
    Juillet et août des mois prisés ?!? En métropole peut être, été oblige, mais à la Réunion certainement pas ! Les mois prisés pour le mariage à la Réunion sont de septembre à décembre et de avril à juin.
    Bien entendu, des mariages en juillet et août il y en a et ce ne sont pas les mois les moins prisés (comme novembre, janvier et février par ex) mais dire qu’ils sont les plus prisés relève d’une connaissance approximative du mariage à La Réunion. Pourquoi cela ? C’est tout simple : même si on est loin d’un hiver métropolitain, juillet et août ben pour un Réunionnais c’est « froid ». Ils se disent souvent : « Pourquoi choisir un mois plus froid alors que la palette de mois plus « agréables » est si grande ? ».

    Voilà voilà, point de coup de gueule, juste quelques « mises au point » sur certaines choses que j’estime (avec la connaissance des prestataires liés au mariage qui est la mienne) fausses ou caricaturées.

    Cordialement…

    • Répondre Amélie Tamarin 14 septembre 2016 at 18:32

      Tout d’abord, merci d’ouvrir le débat ! ^^

      Pour ce qui est du nombre de photographes à La Réunion, je pense surtout que l’offre est actuellement en train de se développer (depuis 1,5 an en gros). En effet, je vois passer beaucoup plus de noms maintenant qu’il y a 3 ans ! Lors de nos recherches, nous avions vu passer une bonne vingtaine de noms : une fois le tri « style » fait (et ceci est totalement subjectif, bien sûr), il nous restait encore une dizaine de noms mais je vous PROMETS que, 10 mois avant, tous ces professionnels étaient pris ou indisponibles ! Et lorsque je demandais de nouveaux noms de photographes à mes autres prestataires, ils ne savaient pas m’en donner d’autres que ceux déjà sur notre liste… Je veux bien croire qu’il y ait pléthore de photographes de mariage à la Réunion, mais je pense que peu communiquent assez efficacement sur internet pour que des futurs mariés puissent les trouver – d’autant plus vrai si les futurs mariés sont hors de métropole et effectuent leurs recherches à distance.

      Pour les propos de Hery Laza sur le marché réunionnais, ne le blâmons pas, il n’a jamais été question dans cet article d’exposer une étude sur le marché du mariage dans l’île. Néanmoins pour en avoir parlé avec lui, la « limite » qu’il cite est finalement surtout géographique : si je ne trouve pas mon bonheur en Gironde, je peux faire venir un prestataire de Dordogne ou du pays basque en train. A la Réunion… et bien, je dois composer avec le caractère insulaire et cela devient bien plus compliqué qu’un billet de train.

      Enfin, pour ce qui est de la saisonnalité, je m’en remets à Lucie de Zotmariage, qui est sur le sujet depuis plus de 5 ans et affirme que les mois de juillet et août sont très demandés. Il n’a jamais été dit dans l’article qu’il s’agissait des PLUS prisés, simplement que les week-end de juillet et août ont beaucoup de succès !

      En conclusion, je pense que deux visions s’affrontent : celle du professionnel, qui connait une large majorité de ses concurrents parce qu’il échange avec eux, qui a une vision du marché claire et voit le nombre de concurrents croître inlassablement, qui a son planning à gérer et des dates à « remplir » – et la vision des clients (notamment ceux hors Réunion, j’insiste) qui se basent de plus en plus exclusivement sur internet pour trouver leurs prestataires, qui galèrent à faire cracher plus de 5 ou 6 noms à Google, et qui voient comment il faut jouer des coudes pour pour trouver des pros à leur goût et disponibles.

      Qu’en pensez-vous ?

  • Répondre Lamar O'Connor 15 septembre 2016 at 06:33

    Je ne blâme personne ne vous inquiétez pas. J’ai voulu faire style c’est un « coup de gueule » mais ça n’en est pas vraiment un, j’ai mis des smiley ici et là pour faire passer l’idée que je suis détendu, no soucy 🙂 . Je ne détiens aucune vérité et suis ouvert au débat, vous aussi visiblement ce qui est sympa ! ^^
    Bon c’est vrai je reconnais que si l’offre photographique est plus importante depuis plusieurs années, ça ne fait que 1 an ou 2 qu’elle « explose » réellement (c’est dingue, en toute honnêteté sans même faire de « recherches » je découvre un nouveau nom environ une fois/semaine ! Beaucoup de « mauvais » mais de plus en plus de bons voire très bons, c’est affolant).
    Je vous accorde également que la communication et La Réunion sont 2 choses qui ne vont pas souvent ensemble en général ^^. Je suis moi aussi Réunionnais (de retour au pays depuis 6 ans) et suis habitué aux « méthodes anglo-saxones » et je vous avoue avoir du mal avec les « méthodes péi » (je cite pèle mêle : la difficulté d’échanger par mail voire par téléphone et l’obligation souvent de se déplacer et de rencontrer les gens physiquement; une communication limitée en terme de publicité, ce petit (c’est un euphémisme ^^) côté « en foutan » bien caractéristique des Réunionnais etc.).
    Ok, je veux bien vous croire que vous êtes tombée sur des dates déjà prises mais je dirais que ça relève plus du manque de bol qu’autre chose, enfin pour moi…
    Aussi, pas de soucis, j’ai bien lu qu’il n’a jamais été question de dire que juillet et août sont les « plus prisés ». J’ai juste voulu nuancer en disant que loin d’être les « moins prisés » je ne sais pas si on peut parler de « mois prisés ». Je voulais dire que si on demande à 100 Réunionnais « si ils devaient se marier, quel mois ils choisiraient » je suis prêt à parier qu’un très faible pourcentage d’entre eux répondrait « juillet ou août ». Après c’est sûr, les photographes les plus renommés ou juste les plus « demandés », ceux qui font 40 mariages par an, ceux-là n’ont jamais de mois creux. Même chose pour Zotmariage, ils ne « connaissent pas la crise » ^^.

    Il n’empêche que vous êtes apparemment passée par MademoiZelle Pauline (qui est tout sauf une novice ^^), c’est pourquoi je continue de penser que si vous n’avez pas trouvé votre bonheur localement c’est que vos attentes étaient très très spécifiques et vos possibilités restreintes du coup…
    Bref, pour conclure je dirai qu’organiser son mariage à La Réunion quand on est en métropole me paraît très très compliqué sans wedding planner ou sans personne sur place pour gérer la « logistique ».

    • Répondre Amélie Tamarin 16 septembre 2016 at 09:31

      Mais oui, c’est sympa de discuter ! ^^

      Effectivement, en y repensant notre recherche de photographe a pu être compliquée par un manque de bol… D’autant plus que nous avons eu une chance extraordinaire sur certains points : il fallait bien galérer sur d’autres !

      Oh oui, organiser son mariage à distance est compliqué, et un « ambassadeur » sur place est nécessaire… Mais pas forcément un wedding planner, heureusement !

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